Humeur Vagabonde, Coups de Coeur et de Colère.....











Amis lecteurs,



Fidèles, parfois impatients, vous avez manifesté votre surprise suite à l’interruption inopinée de notre dialogue.

Ces billets d’humeur, souvent liés, à la conjoncture politique, ont cessé de paraître au début de l’affaire DSK étrangement concomitante avec les prémices de la campagne présidentielle.

Ce n’est pas un hasard, d’autant que j’ai jugé irresponsable d’accroître par l’inanité de mes sarcasmes le climat délétère qui traverse notre pauvre démocratie.

Comme on pouvait le prévoir il n’y eut débat que sur la forme, rarement sur le fond. Ainsi, les oligarques élitistes qui maîtrisent l’opinion et se partagent les prébendes, ont-ils pu développer leur campagne pernicieuse de désinformation.

De conscience citoyenne il n’y eut guère, étouffée par le confort récurent du politiquement correct.

La Pensée Unique impose l’apparence d’une alternance apaisée et les moulins a parole vont cesser de tourner.

N’étant pas Don Quichotte je ne me sentais pas voué à un combat solitaire désespérant.

Aujourd’hui, toute honte bue, essayons de comprendre a quel point nous nous sommes laissés berner.

Allons donc tirer les choses au clerc. Tant mieux pour lui s'il est absent!

LP.




















jeudi 29 mai 2008

UNE STELE POUR SENCONAC.



Annexée au domaine fuxéen par Roger Bernard III en 1272, " Senconaco " est aujourd’hui la commune la moins peuplée du département de l’Ariège.
Quatre habitants permanents, mais quinze électeurs, proportion fréquente en terre socialiste, l’ont récemment pourvue d’un Conseil municipal à part entière et d’un Maire à temps plein.
D’un précédent édile prénommé Désiré, on avait retenu l’atonie conformiste traditionnelle dans ces hautes terres, soumises de temps immémoriaux à l’autorité clientéliste du redoutable Comte de Foix.
Que Sainte Ségolène le tienne en sa bonne garde !
Augustin le ballotté, brocardé en Couserans sous le sobriquet désobligeant d’Augustin le fourbe, n’ayant pas souhaité s’assurer personnellement de l’absence d’ours sur le territoire, n’honora jamais les cérémonies mémorisant le sacrifice des poilus locaux hachés menus à Verdun.
Bien qu’ils n’en connussent point les contours, les échevins de la cité Comtale, savaient que la petite communauté, bien inscrite dans la docilité ambiante autour du parti dominant, pourrait à l’occasion bénéficier de leur solidarité, voire de leur largesse.
Hélas, échaudés par l’ingratitude de la nation à l’égard des susdits combattus, les Senconacois, n’attendaient plus rien ni de Dieu ni de Diable.
Ils vaquaient ainsi à leurs occupations quotidiennes avec la résignation habituelle de manants ariégeois ordinaires, résolus à ne jamais troubler la quiétude du tout puissant seigneur et de ses vassaux compassés .
Pourtant, isolés sur leur corniche, les quinze électeurs n’omirent jamais d’accomplir leur devoir civique. Conformes aux préceptes de la pensée unique, leurs votes reflétaient l’esprit et la lettre du territoire, ancienne terre cathare, plongé dans l’abandon et la désespérance, tout entier voué au culte social-médiocrate.
Que Saint Delanoé les protège !
Par défaut, mieux que par défi, ces citoyens débonnaires, au terme d’un débat que l’on devine âpre sinon motivé, ont élu un nouveau maire.
L’homme, qui ne manque ni de personnalité ni de truculence, a conçu un projet emblématique: l’érection d’un monument à la VIE !
Eh oui, dit-il : " en forme de crayon ou de bitte " ! Tout un symbole.
Un rien gourmande, la pauvre commune tend sa sébile. S’il daigne cautionner cette audacieuse initiative, le Comte de FOIX viendra à SENCONAC inaugurer le fruit de sa condescendance.
Naturellement Gasparou, qu’on n’invitera pas, abuse de son immense influence pour que cette étonnante perspective aboutisse avant les scrutins annoncés.
Encore heureux que le Conseil Municipal, dans un réflexe salutaire, ait refusé de représenter un ours !
Chez nous, en Pyrénées Centrales, la biodiversité est garantie par l’Histoire.


Léon l'Iconoclaste.

dimanche 25 mai 2008

RESULTAT des COURSES



Soucieux de populisme jusqu'à la trivialité, notre (très cher) Président, livre parfois des analyses opportunes. sinon pertinentes.
Donc, puisque tout ne semble pas aller au mieux en douce France, il convient de fustiger le système, d’en dénoncer les responsables, d’accabler les gestionnaires historiques du cher vieux pays.
La situation s’avérant bien plus grave qu’estimée par l’ex super ministre de l’Intérieur, une année n’a pas suffi a redresser la barre. Si les super réformes du super Président tardent à porter leurs super fruits c’est, n’en doutons pas, la faute à pas de chance, et, accessoirement, à tous les nullissimes qui l’ont précédé, depuis le fond des temps.
Courage fuyons !
Il a bien raison, notre (très cher) Président : " le résultat des courses ", dont il cause dans la télé, est catastrophique. Mais il n’est que la conséquence des gestions passées.
Voilà enfin une vision saine de l’histoire, un argumentaire politique imparable, auquel le pauvre Gasparou ne peut que souscrire.
Dans sa thébaïde des Pyrénées Centrales, pays des ours et des cathares, un féal libertaire du Comte de FOIX, bien que subjugué par le confort de la dialectique sarkozienne, s’est quand même posé quelques questions :
Sachant que la société libérale très avancée nous est imposée depuis plus d’une génération, les déséquilibres dénoncés, ne seraient ils pas la conséquence d’un processus économique, le capitalisme, bien connu pour se nourrir des inégalités sociales ?
Connaissant la richesse des fromages d’Edouard Leclerc, comment expliquer la paupérisation croissante d’un tiers de nos concitoyens, sinon par le refus de mettre en œuvre la " juste " répartition des fruits de la croissance et du travail ?
Est ce par aveuglement , sénilité, carriérisme ou incompétence que les principaux acteurs du théâtre politicien embouchent désormais, avec Delanoe, la trompette libérale ?
Tous derrière, Sarko devant, on n’a pas fini de voir les vieillards sonder les poubelles !

LP GG.


lundi 12 mai 2008

ORAISON FUNESTE.



L’image de la madone du Poitou, genoux bas, dans une paisible chapelle Toscane, fait les délices de Paris-Match.
Sans commentaires, tant le choc des photos prime sur le poids des mots.
Les lecteurs de l’hebdomadaire étant acquis au politiquement correct, le petit peuple ne se serait guère ému de la scène biblique diffusée à un demi million d’exemplaires, si la susdite, en mal d’actualité, n’avait, à nouveau, joué les vierges effarouchées.
Ce viol de l’intimité de l’ex-future première Présidente de la France et des Français (ouf !), justifie de laborieux commentaires de camarades embarrassés et permettra un jour de longs effets de prétoire.
L’attention étant attirée davantage sur la forme que sur le fond, l’indigence et la duplicité du discours politique n’en seront que mieux occultées.
Ainsi l’égérie sociale-médiocrate, espère tout gagner en laissant transpirer son " humblitude " auprès des nostalgiques d’une vieille France, fille aînée de l’Eglise, avant d’exacerber un courroux convenu, susceptible de rallier d’affreux laïquards, cohortes ringardes de la S.F.I.O diluée dans le catéchisme Mitterandien.
Du grand écart, en somme, comme aux beaux jours des sondages fulgurants !
Madame ROYALE sait bien que si cette posture altère son charisme, elle pourra toujours battre publiquement sa coulpe, pour en corriger l’effet désastreux.
Elle connaît le sens et l’esprit tout chrétien de la repentance: faute avouée…
Mais en a-t-elle perçu les limites ? A-t-elle compris l’ambivalence de la récente confession Sarkosienne ?
De mêmes vieilles recettes éculées seront-elles encore efficaces ?
Bref, jusqu'à quand les français, même en Pentecôte, se laisseront-ils prendre pour des veaux ?
La prière ostentatoire d’une sainte nitouche, pourrait bien un jour se retourner contre elle en ouvrant nos yeux.
Funeste présage ?


Léon l’Apostat.