Humeur Vagabonde, Coups de Coeur et de Colère.....











Amis lecteurs,



Fidèles, parfois impatients, vous avez manifesté votre surprise suite à l’interruption inopinée de notre dialogue.

Ces billets d’humeur, souvent liés, à la conjoncture politique, ont cessé de paraître au début de l’affaire DSK étrangement concomitante avec les prémices de la campagne présidentielle.

Ce n’est pas un hasard, d’autant que j’ai jugé irresponsable d’accroître par l’inanité de mes sarcasmes le climat délétère qui traverse notre pauvre démocratie.

Comme on pouvait le prévoir il n’y eut débat que sur la forme, rarement sur le fond. Ainsi, les oligarques élitistes qui maîtrisent l’opinion et se partagent les prébendes, ont-ils pu développer leur campagne pernicieuse de désinformation.

De conscience citoyenne il n’y eut guère, étouffée par le confort récurent du politiquement correct.

La Pensée Unique impose l’apparence d’une alternance apaisée et les moulins a parole vont cesser de tourner.

N’étant pas Don Quichotte je ne me sentais pas voué à un combat solitaire désespérant.

Aujourd’hui, toute honte bue, essayons de comprendre a quel point nous nous sommes laissés berner.

Allons donc tirer les choses au clerc. Tant mieux pour lui s'il est absent!

LP.




















jeudi 17 avril 2008

L'AUTRE RIVE.


Archétype du cancre généré par l’école confessionnelle, Fuyard, beauf ordinaire et médiocre géographe, n’ignore pas que Paris est traversé par la Seine.
Naguère, misssioné par le Comte de Foix, affirmant l’indignation des manants pyrénéens devant la divagation incongrue de plantigrades slovènes, il battit le pavé avec bâton, béret et trompette, devant les hauts lieux du pouvoir. Triste ersatz de révolte pour qui, trop jeune ou trés bête, ne suscita jamais aucun enthousiasme militant.
Rive droite, bien sur, puisque le fleuve divise la ville comme le fil coupe le beurre et l’esprit traverse le temps.
Pas sur que notre petit monstre ait compris la symbolique d’une localisation intangible des monarques républicains de la ville lumière. Il en vit assez, cependant, pour rêver de parvenir assez loin jusqu'à fumer impunément la moquette des palais nationaux.
Il décryptait l’esprit du pouvoir.
Ainsi " l’ambition traverse l’époque comme le fleuve égoutte la ville " écrivait Caroulet, ce jour de Mai 68 ou Mitterand, élève doué de Vichy, se déclara prêt a squatter sans ambages le trône du vieux Charles.
En toute logique, chienlit ou chaos, la France perdait ses repères.
Un rouquin allemand, hâbleur et sarcastique, occupait l’antenne d’Europe 1 pendant la sieste des CRS.
La voix rocailleuse de Monseigneur Marty distillait en bons sentiments la grande peur réactionnaire des nantis bien pensants.
Puisqu’il était interdit d’interdire, le pauvre Gasparou, croyait impensable de ne pas faire sa révolution.
Des barricades s’élevèrent rue Gay-Lussac et ailleurs pour décalquer l’Histoire qui, de convulsions pusillanimes en rééquilibrages raisonnés, ménage parfois ces printemps d’enthousiasme…
Moins ostentatoire, ma barricade perso, s’inspirait du concept prémonitoire de développement durable. Je l’imaginais rempart aux dérives socio-conventionnelles, garantie radicale d’espérance libertaire, caution absolue de rigueur comportementale.
Naturellement, tout tourna en eau de boudin.
Pompidou et Duclos inventèrent Grenelle, de Gaulle, bien armé, rentra de Baden-Baden, Tonton garda ses pantoufles, rue de Bièvre, rive gauche chic.
Le rouquin teutonique, teint en brun, puis en vert, entama son chemin de Damas.
Figure emblématique du Mai de nos vingt ans, le voici reçu à l’Elysée par le contempteur impavide de nos idéaux rétrécis.
Piètre Rastignac écologiste, qui aura mis quarante ans pour franchir la Seine à bicyclette !
Tu vois Fuyard, le pouvoir n'était pas au bout du fusil.
Tout de même, si longtemps pour sauter la rive: c’est vraiment trop con un pavé !
Souriez camarades, l’honneur est sauf, Cohn-Bendit se prosterne sans cravate.


Le Pavé de Gasparrou.

jeudi 10 avril 2008

PRIVEE de DESSERT.



Brillante à la ville, notre jeune ministre de l’Ecologie, se croyait promis un superbe avenir.
Son baptême du feu, à Toulouse, face au parterre choisi d’anti-ours de circonstance et de furieux convenus, attestait pertinence et autorité.
Toutes qualités indispensables à qui se frotte à l’univers impitoyable du microcosme politique.
Savoir tenir dragée haute aux triste Lacube et pauvre Zonch, attestait des qualités essentielles pour prétendre aux meilleures responsabilités.
Croyant lui reconnaître autant de féminitude que de diplômes, je pressentais en elle une concurrente redoutable pour la coqueluche du Poitou.
Amateur honteux de catch féminin, j’espérais un crêpage de chignon de haut niveau, entre dames de bonne compagnie et de grande école.
Du bon spectacle, en somme, même si cette indiscipline n’est pas prévue aux prochaines olympiades.
L’ami Bové, subjugué par une bise historique, se fut lové au pied du ring, prêt a presser l’éponge magique, à la première défaillance de sa nouvelle égérie.
Même s’il n’est pas une trahison de classe, ce " poutou ", comme on dit aux Minimes, fait couler beaucoup d’encre.
Saura-t-il apaiser la fureur dévastatrice des " faucheurs volontaires " ?
Borloo, inquiet pour la dimension vinicole du problème, hoquette son serment écologiste, à la buvette du Palais Bourbon.
On sortira du Grenelle comme on y est entré : " cocu et content ", dirait-on aux Mazades
Promis juré, plus de saloperies O.G.M. dans les champs et les assiettes.
Le parlement liera la sauce.
Pauvre Nathalie !
Elle qui a dominé les tigres de papier des Pyrénées Centrales, ne domptera pas les fauves de l’hémicycle.
L’éponge Monsanto fausse son jeu. L’ingénue perd son sang froid ; elle " déparle " comme on dit à Bagatelle.
Le match est perdu en une seconde et trois mots.
Fin connaisseur de la vie politique et de ses acteurs émergents, Glavany aurait pourtant prédit que cette fille irait loin….
Sans doute, sans doute, mais pas au Japon.
Cette semaine elle est privée de dessert.


Léon le Sarcastique.

N.D.L.R. : Minimes, Mazades, Bagatelle, quartiers populaires de TOULOUSE, on y apprécie pastis, parlotte et castagne.

jeudi 3 avril 2008

Le FURIEUX et L'AUTHENTIQUE.



Chez nous, en Pyrénées Centrales, pays des ours, terre cathare, rien n’est plus parfait, tout devient rugueux.
L’autochtone peine a conserver quelque repère.
Confronté au monde bouleversant, l’authentique ariégeois échappe tellement à la normalité qu’il devient trop original pour s’autosatisfaire d’un profil conformiste, voire d’un comportement convenu.
Ainsi subsistent quelques lambeaux de microcultures doublés d’un sentiment diffus d’injustice passive et d’agressivité récurrente.
Messire de BONREPAUX, Comte de FOIX, découvrit récemment, que quelques féaux sujets, ourdissaient un vague complot pour semer trouble et confusion parmi la troupe des affidés du système.
Hier béat de gratitude, tel hobereau n’hésite plus à réclamer droit de vaine pâture.
Tel autre, réputé pour ses turbulences caractérielles, dévoré d’une passion irrépressible pour les plantigrades slovènes, s’enhardit jusqu'à suggérer le lâcher incongru des redoutables bestioles vers les hautes terres seigneuriales.
Provocation intempestive avivant le courroux ordinaire du maître absolu de toutes les Arièges.
Seul un paltoquet imbécile, oserait ainsi attenter à l’ordre immuable!

Pareille contestation, vague réminiscence d’idéaux soixante-huitards, n’est elle pas le ferment de l’inquiétante mutation génétique des crétins sociaux-médiocrates ?
Quelque éphémère et sectoriel qu’il puisse paraître, le sujet ne manque pas d’inquiéter les séides du château.
Ebranlé dans ses certitudes, ballotté jusque dans l’intimité glauque de sa pauvre cuisine, le grand seigneur méchant homme, en perd son sang froid
Celui qui jette le trouble sera châtié, marginalisé, raillé, taxé, excommunié.

Membre du Parti il eut été exclu.
Manant irrespectueux, il doit être battu.
N’importe quel concurrent fera l’affaire. On est peu regardant sur les alliances, lorsque le feu couve aux portes du palais.
L’essentiel, pour le chef, n’est il pas de garantir l’éthique et l'étiquette: affirmer au petit roi des français, comme au journal officiel, La Dépêche, que le comté de FOIX préserve toutes ses valeurs ?
Alliés aux vichystes, nous résistons !
Ici est l’authentique.
Mais qui, dans cette lamentable comédie, interprètera le furieux ?

Le pauvre Gasparou, tout auréolé de son succés électoral?
Dans le sillage du Lacube, pseudo berger pyrénéen, les Taliban, Gaulois et autre Fuyard ?

Que nenni.
Plutot le comte de FOIX anticipant la triste fin de son règne.


Réveille toi, JAURES, ils est devenu fou !

LP G-G