samedi 29 mars 2008

La CROISIERE JAUNE.



En 1931, André Citroën, manufacturier réputé pour ses idées sociales avancées (sic), lançait ses autochenilles Kegresse à l’assaut de la mythique route de la soie.
Perse, Afghanistan, Siam ou Cochinchine, sonnaient alors comme autant d’eldorados. Des marchés prometteurs s’entrouvraient. Des capitaux inestimables, somnolents au fond de cités interdites, devaient satisfaire la boulimie des industriels occidentaux.
La voie, que d’aucun disait royale, était déjà explorée par les curetons, Jésuites ou Congrégataires, spoliés par l’infâme République laîquarde.
De juteuses plantations d’hévéas témoignaient autant de la passion évangélique de Monsieur Michelin que du souci généreux de chausser de vrai bon caoutchouc les automobiles du quai de Javel.
La conquête de l’Est pouvait commencer.
Non sans mal, au prix d’efforts valeureux, les engins et leurs équipages franchirent les cols, les steppes et les lagunes. Effleurant Lhassa, ils parvinrent librement à Pékin, sans cotoyer le moindre vélo.

C’est dire si les potentialités du marché paraissaient vastes.
Ainsi s’affirmaient l’universalité de la culture capitaliste comme sa vocation hégémonique.
La mondialisation, en ordre de longue marche, risquait d’attendre longtemps ses contempteurs.
Mao, ressemelait ses pompes a clous. Des limbes inexplorées, Bové et Chavez, esprits évanescents, espéraient benoîtement quelque soubresaut de l’histoire.
Le seul Dieu qui n’en est pas un, celui du Tibet, décida de brusquer les choses. Renonçant à syndiquer ses collègues, il jeta seul un ferment de révolte.
Grand fut le chaos. Si grand, même, que le père Michelin dut se chercher un guide du coté de Rome ou de Madrid….
André Citroën, dont le foie était fragile, prit les eaux à Vichy, augurant de sa DS mille jours meilleurs.
Enfin la Chine s’éveille !
Citroën fourgue ses tractions rouges. Michelin ne manque jamais d’air pour exploser le marché des pneus de bicyclette.
Au Dieu tibétain, prié de boucler ses bagages, ne reste que sempiternelle jérémiade ou improbables apitoiements.
L’ordre règne à Pékin donc à Lhassa.
Aucun risque, pour notre (très cher) Président; sa croisière olympique s’annonce sous les meilleurs hospices.
Que du bonheur !



Léon-le-cynique.

jeudi 20 mars 2008

LE MOULIN A POIVRE.



POIVRE D'ARVOR annonce le prochain mariage de Cécilia CIGANER-ALBENIZ.
Connaissant la musique, celle qui fut pendant 152 jours " première " dame de France va, comme on dit chez nous, " faire une fin ".
A Courchevel, Deauville ou Saint Jean de Luz, on ne parle que de ça.
A Biert (09320), résidence du réalisateur du Journal de TF1, la nouvelle relègue au second plan l’actualité locale.
Que du bonheur vous dis-je !
Oubliée l’ultime mésaventure du triste féal du Comte de FOIX, atomisé lors des récents scrutins. Oubliés les miasmes du jeu politicien subtil favorisant la réaction vichyste pour brider encore un peu le vieux dinosaure.
Passons aux choses sérieuses.
Accros de la toile, vous n’ignorez pas que la liste de mariage est en ligne.
Mais non, triples buses, pas sur le site de la Foir’Fouille !
Vous n’allez tout de même pas offrir un ours made in china a qui posséda le pauvre MARTIN.
Si vous tenez au plantigrade, proposez le à Augustin-le-ballotté. Il saura vous le rendre, vous ne serez jamais trop près de la subvention qui oblige.
Pour Cécilia, foin d’assistance, point de condescendance, du sérieux, la qualité en plus, le prix en conséquence.
Sa liberté, fièrement acquise, force l’admiration du petit peuple. Nous qui jouissons du privilège de faire nos courses à Super U, nous saluerons l’exemplaire grandeur de l’ex-épouse du cher, (très cher), Président.
Ma copine Françoise me suggéra d’envoyer un S.M.S. Elle connaît bien la technique, mais, comme d’habitude, nous ne sommes pas parvenus à accorder nos textes. D’ailleurs nous doutions de la confidentialité de la démarche.
Toujours classique j’ai opté pour celle des babioles qui correspond le mieux à mes sentiments comme à mes capacités financières.
J’ai choisi un moulin a poivre de chez Christofle.
250 € tout de même !
Guère plus que l’aumône promise aux retraités.


Gasparousaurus-rex.