Vitrine de l’excellence française, le Salon de l’Agriculture met en scène les productions variées de nos campagnes opulentes (sic) .
Veaux, vaches, cochons, couveuses ; 367 fromages, presque autant de nectars gouleyants, s’offrent à l’envie d’un demi million de chalands et d’un quarteron de notables, en mal d’authenticité.
Et de renifler, tâter, déguster, roter, sans oublier de s’autosatisfaire.
L’essentiel restant l’empreinte des bottines Gucci dans la paille odorante et le crottin fumant.
A chaque jour suffit sa peine : aujourd’hui la Chèvre du Poitou, demain Jacquou le Craquant, bientôt l'irrésistible LACUBE, pseudo-berger ariégeois, béret coréen vissé sur un crâne assez bas pour illustrer la servilité fracassante des manants du Comte de FOIX.
L’ours est absent, bien sur, qui n’a plus droit de cité dans nos montagnes et ne tient salon que sur l'autoroute ou tribune sur le blog de Gasparrou.
Absent aussi, Fuyard, mérens de petite race, pourtant à l’aube d’un destin de champion.
Politiquement correct le spectacle fera l’impasse sur tous les sujets qui fâchent.
Il taira que c’est au fond des campagnes que survivent, tant bien que mal, pas mal des sept millions de pauvres que cache notre grand pays, nominé aux oscars parmi les plus avantagés du monde.
Voyez vous, mon bon monsieur, c’est au nombre de misérables endormis que l’on mesure l’élan caritatif !
L’événement de l’année ne sera pas la confirmation du formidable appétit, signe rassurant de parfaite santé, de l’ex président, mais la verdeur du vocabulaire du nouveau.
Que voulez vous ma bonne dame, les temps changent !
Jusqu’au tréfonds des terres ursines, en Pyrénées-Centrales, on commente la dérive comportementale, le langage de charretier du phénoménal SARKOZY.
Moi, qui cherche toujours le moyen de me distinguer, je suis seul à estimer opportun que le Président adapte son discours aux circonstances et au public.
Il n’oserait tout de même pas plagier PROUST chez les bouseux.
Et je me dis qu’on devrait mieux l’aimer notre très cher (+ 170%) Président.
Il parle vrai, il tonne juste, il claque les becs a tout va.
C’est bien trop court, jeune homme, de lui reprocher quelques plates injures à un modeste badaud.
Non !
C’est aux milliers de paysans qui ne visiteront jamais le salon qu’il s’adresse.
Le message de la société libérale sonne fort et clair :
Cons de pauvres !
Léon l’acariâtre.
mardi 26 février 2008
jeudi 21 février 2008
FUYARD, la CHEVRE et le DINOSAURE.
Conte de la Lune Gibbeuse.
En ce temps là, FUYARD, mérens de petite race, savourait en Pyrénées-Centrales la condition paisible de cheval d’agrément. Courtes pattes et crinière grisonnante ne suggéraient en lui aucune ambition. Folâtrer dans les gras pâturages de la SAFER gasconne semblait son unique souci.
Heureux dans ses petites affaires, jamais aucun grand dessin n’effleurait son esprit repu. Nul prédateur ne hantait la tranquillité de ses siestes. Il avait compris qu’une sensiblerie ambiante préservait de la boucherie la plus noble conquête de l’homme.
Fort chasseur devant l’éternel, messire de BONREPAUX, Comte de FOIX, jalousait ce territoire sauvage que seuls quelques ours slovènes convoitaient mollement.
Bien décidé à ne tolérer aucune prédation, le puissant seigneur organisa la résistance.
Quelque peu maigrichonne, la compagnie équine paissait sans contraintes, au gré de l’humeur vagabonde des étalons du moment.
Seule une chèvre pusillanime et solitaire dérobait parfois de cette verte prairie la largeur d’une langue.
Averti et précautionneux, le suzerain de toutes les Arièges désigna un contremaître à cette troupe indisciplinée. S’agissant d’éviter toute contagion subversive susceptible de conduire a une fréquentation hasardeuse du plantigrade, il procéda dans l’urgence voire la précipitation.
FUYARD, bien qu’il n’eut rien demandé, reçut l’onction, assortie d’un licol en forme de cravate prune. Ainsi attifé, le petit cheval se croyait fière allure, gagnant en prétention ce qu’il ne justifiait guère en capacité .
Artaban des estives, il se prit au jeu, fier de mener ses pauvres ouailles au gré des humeurs tyranniques du maître. Aucun brin d’herbe tendre ne serait plus brouté sans sa magnanime condescendance.
Un jour, hélas, BIQUETTE, toute frétillante s’aventura sur la " jasse " réservée.
Très colère, FUYARD la poursuivit au bord du précipice.
Tous deux y chutèrent lourdement.
Après des années d’errance, guéris de leurs blessures, réconciliés par l’épreuve, les voici rentrants au bercail.
Mais parfois les temps changent et la surprise est amère :
Echappé du bout des âges, un vieux dinosaure, omnivore et grincheux, rétablit son territoire.
Figurez vous qu’il n’a même pas peur des ours !
Le Comte de FOIX avale son chapeau.
Gasparousaurus-rex.
NDLR : Toute ressemblance ect…
En ce temps là, FUYARD, mérens de petite race, savourait en Pyrénées-Centrales la condition paisible de cheval d’agrément. Courtes pattes et crinière grisonnante ne suggéraient en lui aucune ambition. Folâtrer dans les gras pâturages de la SAFER gasconne semblait son unique souci.
Heureux dans ses petites affaires, jamais aucun grand dessin n’effleurait son esprit repu. Nul prédateur ne hantait la tranquillité de ses siestes. Il avait compris qu’une sensiblerie ambiante préservait de la boucherie la plus noble conquête de l’homme.
Fort chasseur devant l’éternel, messire de BONREPAUX, Comte de FOIX, jalousait ce territoire sauvage que seuls quelques ours slovènes convoitaient mollement.
Bien décidé à ne tolérer aucune prédation, le puissant seigneur organisa la résistance.
Quelque peu maigrichonne, la compagnie équine paissait sans contraintes, au gré de l’humeur vagabonde des étalons du moment.
Seule une chèvre pusillanime et solitaire dérobait parfois de cette verte prairie la largeur d’une langue.
Averti et précautionneux, le suzerain de toutes les Arièges désigna un contremaître à cette troupe indisciplinée. S’agissant d’éviter toute contagion subversive susceptible de conduire a une fréquentation hasardeuse du plantigrade, il procéda dans l’urgence voire la précipitation.
FUYARD, bien qu’il n’eut rien demandé, reçut l’onction, assortie d’un licol en forme de cravate prune. Ainsi attifé, le petit cheval se croyait fière allure, gagnant en prétention ce qu’il ne justifiait guère en capacité .
Artaban des estives, il se prit au jeu, fier de mener ses pauvres ouailles au gré des humeurs tyranniques du maître. Aucun brin d’herbe tendre ne serait plus brouté sans sa magnanime condescendance.
Un jour, hélas, BIQUETTE, toute frétillante s’aventura sur la " jasse " réservée.
Très colère, FUYARD la poursuivit au bord du précipice.
Tous deux y chutèrent lourdement.
Après des années d’errance, guéris de leurs blessures, réconciliés par l’épreuve, les voici rentrants au bercail.
Mais parfois les temps changent et la surprise est amère :
Echappé du bout des âges, un vieux dinosaure, omnivore et grincheux, rétablit son territoire.
Figurez vous qu’il n’a même pas peur des ours !
Le Comte de FOIX avale son chapeau.
Gasparousaurus-rex.
NDLR : Toute ressemblance ect…
jeudi 7 février 2008
LA PREUVE PAR RAMBO.
Depuis qu’il a développé , il y a vingt cinq siècles, l’hypothèse de l’immortalité de l’âme, PLATON alimente le débat récurent entre faux agnostiques et vrais naïfs.
Au début de l’Histoire, l’homme de Neandertal, ensevelissait ses morts avec quelques viatiques, fleurs ou fruits, censés favoriser leur possible voyage vers l’au-delà.
Le concept de religiosité systématise l’affaire, pour, autour de variations sémantiques et culturelles, sublimer la désespérance naturelle de l’homme devant l’incertitude du devenir de son corps.
Grecs et Romains, envisageaient, suprême récompense, le retour occasionnel des âmes vers les joies quotidiennes, agapes festives voire partouzes libidineuses, partagées avec les vivants pour le plus grand plaisir de la chair.
Cependant, durant l’intervalle entre ces béatitudes, les âmes errantes, se trouvaient, conformément à leur statut, dans l’inconfort de l’expectative.
Conçu à l’image des dieux, le génie des hommes ne pouvait laisser sans réponse cette épineuse interrogation : " Que suis-je, ou vais-je, et d’ou suis je tiré ? ".
Sans attendre qu’un petit malin, au fond de la classe, annonce qu’il s’était tiré de la cuisse de Jupiter, les docteurs de l’Eglise, réunis au Concile de NICEE proclamèrent qu’il était logique de croire à la résurrection de la chair.
Paris-Match n’étant pas, à l’époque, en mesure d’apporter par le poids des mots et le choc des photos, la preuve irréfutable de cette fantastique assertion, on dut recourir à divers moyens pédagogiques pour répandre la bonne nouvelle.
De gré ou de force, le message transversal chrétien fut répandu dans le vieux monde comme dans les nouveaux.
Vers d’ultimes réfractaires on ordonna même : " Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ".
Solution radicale, ma préférée, la mieux apte à éveiller la conscience réfléchie de l’humanité souffrante qui n’avait aucun besoin qu’on en rajoute.
Ainsi passèrent les temps, d’obscurantisme en révélations, de doutes en espérances, d’incertitudes en faux semblants.
Jusqu'à ce mercredi 6 février de l’an de grâce 2008.
Le message n’aura nul besoin de l’Inquisition pour s'imposer puisque PARIS-MATCH campait devant le cinéma : John RAMBO est ressuscité.
PLATON va enfin dormir tranquille.
Alléluia !
Le Pieux GASPARROU.
Au début de l’Histoire, l’homme de Neandertal, ensevelissait ses morts avec quelques viatiques, fleurs ou fruits, censés favoriser leur possible voyage vers l’au-delà.
Le concept de religiosité systématise l’affaire, pour, autour de variations sémantiques et culturelles, sublimer la désespérance naturelle de l’homme devant l’incertitude du devenir de son corps.
Grecs et Romains, envisageaient, suprême récompense, le retour occasionnel des âmes vers les joies quotidiennes, agapes festives voire partouzes libidineuses, partagées avec les vivants pour le plus grand plaisir de la chair.
Cependant, durant l’intervalle entre ces béatitudes, les âmes errantes, se trouvaient, conformément à leur statut, dans l’inconfort de l’expectative.
Conçu à l’image des dieux, le génie des hommes ne pouvait laisser sans réponse cette épineuse interrogation : " Que suis-je, ou vais-je, et d’ou suis je tiré ? ".
Sans attendre qu’un petit malin, au fond de la classe, annonce qu’il s’était tiré de la cuisse de Jupiter, les docteurs de l’Eglise, réunis au Concile de NICEE proclamèrent qu’il était logique de croire à la résurrection de la chair.
Paris-Match n’étant pas, à l’époque, en mesure d’apporter par le poids des mots et le choc des photos, la preuve irréfutable de cette fantastique assertion, on dut recourir à divers moyens pédagogiques pour répandre la bonne nouvelle.
De gré ou de force, le message transversal chrétien fut répandu dans le vieux monde comme dans les nouveaux.
Vers d’ultimes réfractaires on ordonna même : " Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ".
Solution radicale, ma préférée, la mieux apte à éveiller la conscience réfléchie de l’humanité souffrante qui n’avait aucun besoin qu’on en rajoute.
Ainsi passèrent les temps, d’obscurantisme en révélations, de doutes en espérances, d’incertitudes en faux semblants.
Jusqu'à ce mercredi 6 février de l’an de grâce 2008.
Le message n’aura nul besoin de l’Inquisition pour s'imposer puisque PARIS-MATCH campait devant le cinéma : John RAMBO est ressuscité.
PLATON va enfin dormir tranquille.
Alléluia !
Le Pieux GASPARROU.
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