Bon public, toujours prompt à s’enorgueillir d’un record, tout bon français salue chaleureusement chaque performance tricolore.
Exploit magnifique, le record de vitesse du T.G.V qualifie notre technologie pour des marchés porteurs.
Les succès de Laure MANAUDOU, preuve que nous savons nager, portent espoir de médailles pour les prochaines olympiades.
Mieux encore, une exceptionnelle torera provençale tutoie les meilleurs dans une discipline toujours dominée par quelques castillans sourcilleux.
En Couserans, vient d’être inaugurée l’autoroute la plus inutile du monde, 2Km 600, pour relier la campagne de PRAT à l’immense sollicitude de BONREPAUX. Soigneusement grillagé, l’ouvrage, d’inspiration soviétique, interdit toute translation subreptice de plantigrades slovènes.
Comme tout un chacun, je suis fier de mon pays ; je songe, en me rasant grâce à l’électricité nucléaire, combien la France est grande, forte et respectée.
Je glousse de satisfaction tant il fait bon vivre dans un pays capable de s’offrir de belles équipes de foot que seul un crétin languedocien estime trop colorées .
Et je me dispose a faire l’emplette de quelques oriflammes pour célébrer dignement la Fête Nationale.
Ma modeste indemnité de Maire (irrémédiablement nominé socialiste, parce qu’ariégeois, par l’A.M.F.) peut me permettre d’équiper quelques fenêtres de ma vaste demeure de cet indispensable symbole de l’identité républicaine.
Pour les massatois moins favorisés, j’ai sollicité du Conseil Général, une subvention d’équipement.
Je ne vois pas d’inconvénient à ce que son attribution soit portée au crédit électoral du prochain candidat officiel, comme gage de notre allégeance unanime à la pensée unique ambiante dans le Comté de FOIX.
Cependant, comme l’inénarrable SHIVARDI, je constate tous les jours dans la bonne cité de MASSAT, l’état de déshérence des équipements collectifs, le délabrement des services publics, la paupérisation et la précarité de nombreuses couches de la population, anciens retraités agricoles ou jeunes marginalisés.
Et je me dis, en m’aspergeant d’after-shave, sans parvenir à purifier l’atmosphère, qu’il y a, malgré tout, quelques records dont les français n’ont pas lieu de se réjouir :
Record d’inégalité économique illustré par l’affaire dite " des parachutes dorés " ;
Record d’inconséquence avec la proposition socialiste d’un Contrat Première Chance ;
Record de cynisme affiché par le mépris quasi unanime de la classe politique pour la décision populaire de rejet du Traité Constitutionnel ;
Record d’imbécillité pour les propos eugénistes du prochain Président.
Alors, ma journée de coq avantageux, qui aurait du débuter par une clameur d’enthousiasme patriotique, sombre dans l’amertume et la révolte.
Quelques petits os, décidément, ont du rester coincés dans mon gosier.
jeudi 12 avril 2007
mardi 3 avril 2007
ICI L'OMBRE.
La constitution de la Vème République accorde aux français, l’opportunité, chaque cinq ans, de choisir le destin politique de leur Nation.
Imaginée par De GAULLE, géant charismatique, désireux d’imposer la stabilité monarchique nécessaire à l’accomplissement d’une ambition mégalomaniaque, elle aura permis de surmonter, pour l’essentiel, les grandes crises internes et mondiales de la fin du XXème siècle.
Subséquemment, au mépris d’une tradition démocratique héritée de la Convention, le système et ses prébendiers, sont toujours parvenus à faire croire au peuple qu’il restait libre de ses choix.
Au terme de larges débats, nous pourrions donc théoriquement choisir, la personne et le programme les mieux conformes à nos sensibilités ou à nos intérêts.
SHIVARDI, modeste maire Audois, bénéficie du même temps de parole que la coqueluche du Poitou.
Au nom du principe d’égalité on accorde généreusement à Le PEN la capacité de cracher son venin aux frais du contribuable.
Cependant, saura-t-on jamais quelle subtile alchimie permet à quatre groupuscules Trotskistes, et au Parti Communiste de réduire à néant tout espoir d’affirmer la solution radicale unitaire attendue des le Trente Deux Mai ?
Les sondages s’accordent au moins sur un point : le parti de ceux qui ne font plus confiance a personne est désormais le plus nombreux.
J’en suis !
Et pour une fois que je ne suis pas minoritaire, j’aurais aimé ne pas bouder mon plaisir.
Hélas ! l’enjeu est tel qu’aucun citoyen ne peut ignorer le débat.
La France, l’un des pays les plus riches du monde, est en passe de battre tous les records d’inégalité et d’injustice.
Gérée à la petite semaine par des oligarques réactionnaires ou prétendument socialistes, la République a renoncé à la dernière de ses vertus : la solidarité.
Oscillant entre l’ordre juste, abstraction enarchiene démagogue, et l’ordre musclé, style beau-veau, tout pouvoir issu du prochain scrutin se complaira dans une même posture: ne rien faire et s’en prévaloir
Toute la France déclinera bientôt l’exemple des stupides féodalités locales nées des lois scélérates de décentralisation.
Toute la France ressemblera au pauvre département d’Ariège-Pyrénées sous l’emprise d’un parti unique, d’une pensée monolithique, sans autre ambition, ici, que le retour aux frontières de nos immigrés locaux: les ours slovènes.
Ainsi le système, parvenu au bout de sa logique, aura-t-il permis, en quarante ans, l’atomisation de l’état, l’abaissement des valeurs républicaines, l’humiliation irréversible du pays des Lumières et des Droits de l’Homme.
Tout le contraire, en somme, des valeurs incarnées des l’appel du 18 juin par la Résistance.
La bouillie indigeste que nous servent les principaux candidats, résulte de l’incapacité structurelle du système à surmonter ses contradictions.
Aucun des trois bouffons qui peuvent prétendre à la magistrature suprême n’est de taille à occuper le fauteuil taillé aux mesures du Général.
Pourtant, le 7 Mai, l’un d'eux incarnera l’image troublée d’un pays qui fut grand et respecté, tant qu’il n’était pas la proie des médiocres.
Espèrent-ils encore abuser le peuple en agitant les artifices d’une identité nationale au rabais ?
Réussiront-ils, à l’instar de MITTERAND, à nous faire prendre leurs vessies pour nos lanternes ?
Eh bien moi, pauvre GASPARROU, féal contristé du nouveau Comte de FOIX, j’enrage dans mon coin en éructant ma colère.
Je me dis qu’il est temps que s’élève la voix de la résistance, pour le respect des citoyens, pour l’honneur de la République, en mémoire de VOLTAIRE, D’HUGO, de JAURES et de Louise MICHEL.
Comment aurais-je pu imaginer que l’ombre d’un Général maurassien, put a ce point peupler mes insomnies ?
Léon le Furieux.
Imaginée par De GAULLE, géant charismatique, désireux d’imposer la stabilité monarchique nécessaire à l’accomplissement d’une ambition mégalomaniaque, elle aura permis de surmonter, pour l’essentiel, les grandes crises internes et mondiales de la fin du XXème siècle.
Subséquemment, au mépris d’une tradition démocratique héritée de la Convention, le système et ses prébendiers, sont toujours parvenus à faire croire au peuple qu’il restait libre de ses choix.
Au terme de larges débats, nous pourrions donc théoriquement choisir, la personne et le programme les mieux conformes à nos sensibilités ou à nos intérêts.
SHIVARDI, modeste maire Audois, bénéficie du même temps de parole que la coqueluche du Poitou.
Au nom du principe d’égalité on accorde généreusement à Le PEN la capacité de cracher son venin aux frais du contribuable.
Cependant, saura-t-on jamais quelle subtile alchimie permet à quatre groupuscules Trotskistes, et au Parti Communiste de réduire à néant tout espoir d’affirmer la solution radicale unitaire attendue des le Trente Deux Mai ?
Les sondages s’accordent au moins sur un point : le parti de ceux qui ne font plus confiance a personne est désormais le plus nombreux.
J’en suis !
Et pour une fois que je ne suis pas minoritaire, j’aurais aimé ne pas bouder mon plaisir.
Hélas ! l’enjeu est tel qu’aucun citoyen ne peut ignorer le débat.
La France, l’un des pays les plus riches du monde, est en passe de battre tous les records d’inégalité et d’injustice.
Gérée à la petite semaine par des oligarques réactionnaires ou prétendument socialistes, la République a renoncé à la dernière de ses vertus : la solidarité.
Oscillant entre l’ordre juste, abstraction enarchiene démagogue, et l’ordre musclé, style beau-veau, tout pouvoir issu du prochain scrutin se complaira dans une même posture: ne rien faire et s’en prévaloir
Toute la France déclinera bientôt l’exemple des stupides féodalités locales nées des lois scélérates de décentralisation.
Toute la France ressemblera au pauvre département d’Ariège-Pyrénées sous l’emprise d’un parti unique, d’une pensée monolithique, sans autre ambition, ici, que le retour aux frontières de nos immigrés locaux: les ours slovènes.
Ainsi le système, parvenu au bout de sa logique, aura-t-il permis, en quarante ans, l’atomisation de l’état, l’abaissement des valeurs républicaines, l’humiliation irréversible du pays des Lumières et des Droits de l’Homme.
Tout le contraire, en somme, des valeurs incarnées des l’appel du 18 juin par la Résistance.
La bouillie indigeste que nous servent les principaux candidats, résulte de l’incapacité structurelle du système à surmonter ses contradictions.
Aucun des trois bouffons qui peuvent prétendre à la magistrature suprême n’est de taille à occuper le fauteuil taillé aux mesures du Général.
Pourtant, le 7 Mai, l’un d'eux incarnera l’image troublée d’un pays qui fut grand et respecté, tant qu’il n’était pas la proie des médiocres.
Espèrent-ils encore abuser le peuple en agitant les artifices d’une identité nationale au rabais ?
Réussiront-ils, à l’instar de MITTERAND, à nous faire prendre leurs vessies pour nos lanternes ?
Eh bien moi, pauvre GASPARROU, féal contristé du nouveau Comte de FOIX, j’enrage dans mon coin en éructant ma colère.
Je me dis qu’il est temps que s’élève la voix de la résistance, pour le respect des citoyens, pour l’honneur de la République, en mémoire de VOLTAIRE, D’HUGO, de JAURES et de Louise MICHEL.
Comment aurais-je pu imaginer que l’ombre d’un Général maurassien, put a ce point peupler mes insomnies ?
Léon le Furieux.
Inscription à :
Messages (Atom)