Madame ROYAL, qui, soit dit en passant, en avait retardé l'échéance, subissait ce matin une épreuve de qualification devant le grand jury de FRANCE-INTER.
De nombreux enseignants, consciencieux comme à l'habitude, avaient rogné sur leur lourd quota horaire pour satisfaire à l'ardente obligation d'apprécier la prestation de la candidate "naturelle "d'une sensibilité politique traditionnellement proche de leurs conceptions sociétales
Non sans gourmandise ils ont entendu revendiquer par la postulante un impressionnant cursus universitaire.
Beaucoup de diplômes présentes (on n'est jamais si bien servi que par soi même) comme autant de garanties d'une capacité technicienne dont les électeurs, supposés admiratifs, semblent friands . Beaucoup de diplômes dis-je, époustouflé davantage par l'aplomb et l'incongruité de leur énoncé, que par leur réalité intrinsèque, beaucoup de parchemins sauf un: l'agrégation !
Pas n'importe quelle agrégation, de sciences sociales et familiales, d' arts plastiques, ou de langue vernaculaire; mais une vraie, une solide, de philosophie ou de lettres, à l'instar de Francois BAYROU, qui sait conjuguer sa titulature avec la modestie d'un brillant universitaire.
Madame ROYAL ne semble connaître des règles de grammaire que celles qui s'appliquent à la première personne du futur. A l'entendre, le passé compliqué, surtout celui du Parti Socialiste et de la génération MITTERAND, n'existe pas et le passif de certaines expériences ne saurait être évoqué pour éclairer les perspectives de sa mandature.
Sans doute a-telle retenu de son passage dans les cours de culture générale (sic) des hautes écoles le slogan d'Eugène POTTIER: "du passé faisons table rase" et souhaite-t-elle en faire le préalable à une gouvernance toute personnelle, dans la logique des institutions néfastes de la Vème République.
Mais est -t- elle vraiment de taille, en dépit d'un classement honorable à l E.N.A., à occuper le fauteuil formaté aux dimensions d'un DE GAULLE ? N'est elle pas mieux qualifiée pour exercer les fonctions de sous Préfet de SAINT-GIRONS ?
(J'espère que Dieu pardonnera toutes mes offenses en n'infligeant pas au Maire de MASSAT une telle vilenie....).
Telles sont les questions qui me venaient à l'esprit en entendant le déballage des poncifs et lieux communs dont elle abreuve les français qui, il est vrai, en redemandent.
Donc, les enseignants appliqués et moi même, avons enfin abordé l'épreuve phare : la revue de presse.
Là ou la bonne Arlette avait brillé par sa rigueur, sa droiture et son humanité, Madame ROYAL, sans doute parce qu'elle est d'un autre monde, a exprimé toute l'inanité cynique d'un naturel populiste et démagogue.
Certes, elle n'a pas cru devoir citer le Carnet de GASPARROU, mais croyez bien chers lecteurs, qu'il n'y aurait pas en ce mépris une raison suffisante de fustiger la madone des sondages. Non! Ce qui est inadmissible, contraire aux règles de l'intellectualité et même de la morale, c'est de détourner le travail et la conscience des journalistes, fussent-ils liés à la presse communiste, pour satisfaire son Ego en tentant de combler le vide sidéral du programme.
Madame ROYAL n'a parlé que d'elle, de sa féminitude, de son destin....
L'évocation du peuple qui souffre ne fut qu'un prétexte pour valoriser son image.
Après l'épisode du paralytique la coupe est pleine.
J'avais l'impression que cette copie, sans doute corrigée en coulisse par l'ineffable Jacques LANG, était hors sujet. L'exercice, aussi probatoire qu'édifiant, fut détourné et la matière intellectuelle galvaudée à des fins de basse propagande.
Sous réserve des ajustements d'une double correction, mon opinion sur cette copie sera donc très sévère : mauvaise copie, le sujet n'est pas traité, l' exercice n'étant ni une tribune ni une bouffonnerie.
La gouvernance de la France est un sujet bien trop sérieux pour être abordé, avec tant de légèreté, par des incapables.
LP GG
lundi 26 février 2007
mercredi 21 février 2007
LEGRAND FRERES
Cette fois l'avion du grand Augustin n'avait aucun retard.
Un rien cynique, l'émule télégénique de l'abbé Pierre, était, Lundi, à pied de micros, pour exprimer aux misérables la compassion refusée par les pouvoirs coalisés.
Chaque nuit sous une tente, quai de Jemmapes, est presque aussi inconfortable qu'un vol international classe touriste, surtout pour qui est affublé de longues jambes et de grandes dents.
Régies, caméras et pisse-copies ont donc repris le chemin du Canal. Cette fois, c'est juré, des solutions sont certaines... avant l'hiver prochain!
Chez les LEGRAND, la solidarité médiatisée est affaire de famille; Augustin ayant confié le dossier à son petit artiste de frère, le tableau n'a guère avancé.
DELANOE, sortant d'une première messe, déclara aux vidéos matutinales qu'il fallait régler le problème, sans envisager encore de mettre à contribution les centaines de logements vides que sait attribuer amicalement la ville de Paris.
Le camping sauvage, en bordure d'un parcours touristique très prisé des numéristes japonisants, crée désordre et méchante publicité: il faut désigner des responsables.
A l'habitude BORLOO répondra par un hoquet.
Mais que fait la police? Et son chef charismatique?
Quelques esprits chagrins suggèrent que le problème pourrait s'être déplacé. Les SDF, las des promesses non tenues, conscients que leur désarroi n'est qu'un faire valoir pour les politiques démagogues et bobos, font de la résistance.
Faudra-t-il traiter avec eux sans l'intermédiaire des diseurs de bonne aventure?
Ce coup spectaculaire risque de tourner en eau de boudin, il est donc temps de braquer le projecteur vers d'autres détresses.
Madame Royal l'a compris qui, dans la logique de sa vocation d'héritière de la Maison France, s'exerce au toucher des écrouelles.
Au bénéfice d'une magnifique prestation compassionelle (du grand TF1, du sublime POIVRE) huit millions de téléspectateurs ont pu voir la madone du Poitou tapoter la joue d'un paralytique à bord de larmes: énorme audimat, quatre points gagnés dans les sondages !
L'histoire ne nous dit pas comment le pauvre homme, installé au premier rang du studio-arène, a ressenti cette lamentable instrumentalisation de ses souffrances.
Eh bien, moi, pauvre Gasparrou de MASSAT,
j'ai honte devant tant de bassesse;
j'ai honte que ma République se complaise en de telles postures;
j'ai honte que la Démocratie ambiante ou annoncée génère des comportements aussi démagogiques.
Et je me dis, en ronchonnant parce que je peine à terminer mon hachis-parmentier, qu'il est grand temps que Marianne cesse de déconner et s'adopte un grand frère.
LP GG
Un rien cynique, l'émule télégénique de l'abbé Pierre, était, Lundi, à pied de micros, pour exprimer aux misérables la compassion refusée par les pouvoirs coalisés.
Chaque nuit sous une tente, quai de Jemmapes, est presque aussi inconfortable qu'un vol international classe touriste, surtout pour qui est affublé de longues jambes et de grandes dents.
Régies, caméras et pisse-copies ont donc repris le chemin du Canal. Cette fois, c'est juré, des solutions sont certaines... avant l'hiver prochain!
Chez les LEGRAND, la solidarité médiatisée est affaire de famille; Augustin ayant confié le dossier à son petit artiste de frère, le tableau n'a guère avancé.
DELANOE, sortant d'une première messe, déclara aux vidéos matutinales qu'il fallait régler le problème, sans envisager encore de mettre à contribution les centaines de logements vides que sait attribuer amicalement la ville de Paris.
Le camping sauvage, en bordure d'un parcours touristique très prisé des numéristes japonisants, crée désordre et méchante publicité: il faut désigner des responsables.
A l'habitude BORLOO répondra par un hoquet.
Mais que fait la police? Et son chef charismatique?
Quelques esprits chagrins suggèrent que le problème pourrait s'être déplacé. Les SDF, las des promesses non tenues, conscients que leur désarroi n'est qu'un faire valoir pour les politiques démagogues et bobos, font de la résistance.
Faudra-t-il traiter avec eux sans l'intermédiaire des diseurs de bonne aventure?
Ce coup spectaculaire risque de tourner en eau de boudin, il est donc temps de braquer le projecteur vers d'autres détresses.
Madame Royal l'a compris qui, dans la logique de sa vocation d'héritière de la Maison France, s'exerce au toucher des écrouelles.
Au bénéfice d'une magnifique prestation compassionelle (du grand TF1, du sublime POIVRE) huit millions de téléspectateurs ont pu voir la madone du Poitou tapoter la joue d'un paralytique à bord de larmes: énorme audimat, quatre points gagnés dans les sondages !
L'histoire ne nous dit pas comment le pauvre homme, installé au premier rang du studio-arène, a ressenti cette lamentable instrumentalisation de ses souffrances.
Eh bien, moi, pauvre Gasparrou de MASSAT,
j'ai honte devant tant de bassesse;
j'ai honte que ma République se complaise en de telles postures;
j'ai honte que la Démocratie ambiante ou annoncée génère des comportements aussi démagogiques.
Et je me dis, en ronchonnant parce que je peine à terminer mon hachis-parmentier, qu'il est grand temps que Marianne cesse de déconner et s'adopte un grand frère.
LP GG
dimanche 18 février 2007
MORT D'UN COMMIS VOYAGEUR.
Maurice PAPON aimait voyager.
On se souvient que c'est en Suisse qu'il désirait poursuivre une retraite confortable acquise sous les ors de l'état, lorsque quelques trublions israélites, mécontents d'une prestation ferroviaire de 1943, l'y firent quérir manu militari.
L'ambulance qui emporte sa dépouille vers une destination que l'on tiendra secrète jusqu'à une possible réhabilitation, évite d'utiliser la sirène.
"Papon Pinpon Papon !" ce brouhaha intempestif troublerait le sommeil de 1698 déportés d'Aquitaine et, un tout petit peu, la conscience béate de tous les tenants de l'ordre juste, énarques de tous pays et de tous temps, valets des états totalitaires, commis serviles des pouvoirs trop établis.
PAPON aimait tant les voyages qu'il rêvait secrètement de partager sa passion avec tous les juifs, les franc-macons et les communistes de la paisible région ou il représentait l'Etat Français.
PAPON aimait tant les voyages que, Prefet de Police à PARIS , il offrit une croisière fluviale à quelques dizaines de rebelles qui rêvaient d'une terre d'Afrique libre et pacifiée.
PAPON connaissait a ce point l'art du voyage qu'il accomplit sans encombre le cheminement délicat entre PETAIN et de GAULLE, sans contourner les Républiques N° III et IV.
PAPON connaissait VICHY; il avait eu l'occasion d'y soigner quelques aigreurs digestives en compagnie de BOUSQUET et d'un jeune rastignac prénommé Francois, alors obscur commissaire aux prisonniers de guerre.
Tout cela crée des liens voire des amitiés. Lorsqu'on partage une même passion, fut elle aussi innocente que l'exercice du pouvoir, on développe toujours quelques connivences.
PAPON bénéficia donc de puissantes complicités.
Le sinistre TOUVIER fut protégé par l'Eglise, PAPON le fut par l'Etat, toujours reconnaissant envers ses grands commis.
Il avait bien servi , fidèle au serment que durent prêter les fonctionnaires en 1940 . En ces temps là, les magistrats de la patrie de MONTESQUIEU avaient oublié le principe de la séparation des pouvoirs, seuls trois d'entre eux refusèrent de se soumettre a l'Etat Français et au vieillard réactionnaire qui l'incarnait.
La vieillesse de PAPON fut un vrai parcours de "Santé"....
PAPON mourut vieux, très vieux même.
Se trouvera-t-il, hormis la mienne, une plume suffisamment convenue, pour oser dire qu'il a bien résisté!
LP Galy-Gasparrou.
On se souvient que c'est en Suisse qu'il désirait poursuivre une retraite confortable acquise sous les ors de l'état, lorsque quelques trublions israélites, mécontents d'une prestation ferroviaire de 1943, l'y firent quérir manu militari.
L'ambulance qui emporte sa dépouille vers une destination que l'on tiendra secrète jusqu'à une possible réhabilitation, évite d'utiliser la sirène.
"Papon Pinpon Papon !" ce brouhaha intempestif troublerait le sommeil de 1698 déportés d'Aquitaine et, un tout petit peu, la conscience béate de tous les tenants de l'ordre juste, énarques de tous pays et de tous temps, valets des états totalitaires, commis serviles des pouvoirs trop établis.
PAPON aimait tant les voyages qu'il rêvait secrètement de partager sa passion avec tous les juifs, les franc-macons et les communistes de la paisible région ou il représentait l'Etat Français.
PAPON aimait tant les voyages que, Prefet de Police à PARIS , il offrit une croisière fluviale à quelques dizaines de rebelles qui rêvaient d'une terre d'Afrique libre et pacifiée.
PAPON connaissait a ce point l'art du voyage qu'il accomplit sans encombre le cheminement délicat entre PETAIN et de GAULLE, sans contourner les Républiques N° III et IV.
PAPON connaissait VICHY; il avait eu l'occasion d'y soigner quelques aigreurs digestives en compagnie de BOUSQUET et d'un jeune rastignac prénommé Francois, alors obscur commissaire aux prisonniers de guerre.
Tout cela crée des liens voire des amitiés. Lorsqu'on partage une même passion, fut elle aussi innocente que l'exercice du pouvoir, on développe toujours quelques connivences.
PAPON bénéficia donc de puissantes complicités.
Le sinistre TOUVIER fut protégé par l'Eglise, PAPON le fut par l'Etat, toujours reconnaissant envers ses grands commis.
Il avait bien servi , fidèle au serment que durent prêter les fonctionnaires en 1940 . En ces temps là, les magistrats de la patrie de MONTESQUIEU avaient oublié le principe de la séparation des pouvoirs, seuls trois d'entre eux refusèrent de se soumettre a l'Etat Français et au vieillard réactionnaire qui l'incarnait.
La vieillesse de PAPON fut un vrai parcours de "Santé"....
PAPON mourut vieux, très vieux même.
Se trouvera-t-il, hormis la mienne, une plume suffisamment convenue, pour oser dire qu'il a bien résisté!
LP Galy-Gasparrou.
mardi 6 février 2007
MELANCOLITUDE.
Tous ceux qui traînent à l'envers leur enfance perdue connaissent cet étrange sentiment d'être passé un jour a coté du symbole matériel d'un bonheur élémentaire sans en avoir deviné l'immédiate dimension.
Dans les années soixante, la mode vestimentaire était au duffle-coat, capuchon déstructuré, extrapolé des pèlerines d'officiers Yankees venus libérer l'Europe.
Le mien était marron et , parce que j'étais un enfant gâté, équipé des l'origine d'un brandebourg siffleur.
Je fis un usage tellement immodéré de cet accessoire, sans doute optionnel, qu'il aurait du vite tomber en panne.
Hélas, l'ensemble, de fabrication française, était d'excellente qualité et le bouton magique remplit un usage presque continu, troublant, au delà de l'acceptable, la quiétude de mes parents et de notre voisinage.
Donc, une nuit, ma chère Elise de mère, expressément missionnée par le conseil de famille, procéda à l'ablation, quasi chirurgicale du corps du délit.
Tel un castrat, privé de l' affirmation de ma toute nuisance, je ne parvins jamais à me remettre du traumatisme causé par la soustraction frauduleuse de l' instrument musical rudimentaire.
Bien des années après, j'ai plaisir a envelopper ma vieille carcasse dans un copié-collé, made in Camif, du vêtement emblématique de mon enfance.
Pour faire bonne mesure j'ai acquis les Jeeps qui vont avec, dans des versions de moins en moins moins rustiques et militaires qu'aux origines.
Ces investissements considérables mais réfléchis semblaient de nature à compenser la nostalgie de mon enfance.
Cependant, malgré des investigations poussées, assistées par de nouvelles technologies, je n'ai jamais pu dénicher un seul brandebourg siffleur.
Tous mes efforts restent vains et la mélancolie envahit mon pauvre coeur.
Me sachant aussi contrarié, une amie proche a lancé des recherches systématiques dans les bas fonds des tiroirs d'anciennes merceries de Barbès .
J'ignore si cette quête obstinée sera fructueuse, mais, quel qu'en soit le résultat, je sais qu'au moins un de mes lecteurs mesure tout le sens du néologisme brillant qui sert de titre à ma chanson.
Léon-Pierre.
Dans les années soixante, la mode vestimentaire était au duffle-coat, capuchon déstructuré, extrapolé des pèlerines d'officiers Yankees venus libérer l'Europe.
Le mien était marron et , parce que j'étais un enfant gâté, équipé des l'origine d'un brandebourg siffleur.
Je fis un usage tellement immodéré de cet accessoire, sans doute optionnel, qu'il aurait du vite tomber en panne.
Hélas, l'ensemble, de fabrication française, était d'excellente qualité et le bouton magique remplit un usage presque continu, troublant, au delà de l'acceptable, la quiétude de mes parents et de notre voisinage.
Donc, une nuit, ma chère Elise de mère, expressément missionnée par le conseil de famille, procéda à l'ablation, quasi chirurgicale du corps du délit.
Tel un castrat, privé de l' affirmation de ma toute nuisance, je ne parvins jamais à me remettre du traumatisme causé par la soustraction frauduleuse de l' instrument musical rudimentaire.
Bien des années après, j'ai plaisir a envelopper ma vieille carcasse dans un copié-collé, made in Camif, du vêtement emblématique de mon enfance.
Pour faire bonne mesure j'ai acquis les Jeeps qui vont avec, dans des versions de moins en moins moins rustiques et militaires qu'aux origines.
Ces investissements considérables mais réfléchis semblaient de nature à compenser la nostalgie de mon enfance.
Cependant, malgré des investigations poussées, assistées par de nouvelles technologies, je n'ai jamais pu dénicher un seul brandebourg siffleur.
Tous mes efforts restent vains et la mélancolie envahit mon pauvre coeur.
Me sachant aussi contrarié, une amie proche a lancé des recherches systématiques dans les bas fonds des tiroirs d'anciennes merceries de Barbès .
J'ignore si cette quête obstinée sera fructueuse, mais, quel qu'en soit le résultat, je sais qu'au moins un de mes lecteurs mesure tout le sens du néologisme brillant qui sert de titre à ma chanson.
Léon-Pierre.
Inscription à :
Messages (Atom)