Humeur Vagabonde, Coups de Coeur et de Colère.....











Amis lecteurs,



Fidèles, parfois impatients, vous avez manifesté votre surprise suite à l’interruption inopinée de notre dialogue.

Ces billets d’humeur, souvent liés, à la conjoncture politique, ont cessé de paraître au début de l’affaire DSK étrangement concomitante avec les prémices de la campagne présidentielle.

Ce n’est pas un hasard, d’autant que j’ai jugé irresponsable d’accroître par l’inanité de mes sarcasmes le climat délétère qui traverse notre pauvre démocratie.

Comme on pouvait le prévoir il n’y eut débat que sur la forme, rarement sur le fond. Ainsi, les oligarques élitistes qui maîtrisent l’opinion et se partagent les prébendes, ont-ils pu développer leur campagne pernicieuse de désinformation.

De conscience citoyenne il n’y eut guère, étouffée par le confort récurent du politiquement correct.

La Pensée Unique impose l’apparence d’une alternance apaisée et les moulins a parole vont cesser de tourner.

N’étant pas Don Quichotte je ne me sentais pas voué à un combat solitaire désespérant.

Aujourd’hui, toute honte bue, essayons de comprendre a quel point nous nous sommes laissés berner.

Allons donc tirer les choses au clerc. Tant mieux pour lui s'il est absent!

LP.




















lundi 29 janvier 2007

LE DOMPTEUR DES CROCODILES

Tous derrière, Tous derrière,
Et lui devant !

Aussi frêle et obstiné que le petit cheval de la chanson, Henry GROUES est "parti en vacances".
Congé bien mérité, espéré depuis longtemps, par cet infatigable lutteur de toutes les causes caritatives.
Congé, bien a propos, pour la meute des crocodiles de toutes écailles qui n'ont pas manqué l'occasion de multiples cérémonies pour étaler complaisamment la démagogie habituelle du débat politique national..
Ainsi, suivait l'illustre dépouille et l'hommage religieux de la République, la cohorte des bien- pensants, toutes hypocrisies confondues , qui refusent depuis toujours , que soit mise en place quelque politique efficace d'éradication de la misère.
Ou l'on trouvait pèle mêle:

  • BAYROU, qui ne manquait pas de rappeler l'apparentement au MRP de l'ex député de Meurthe et Moselle tout en se signant ostensiblement devant les caméras du service public.
  • SARKOZY, Ministre des Cultes, enfin débarrassé d'un trublion qui parvenait encore à faire verser quelques larmes sur les "racailles" des banlieues.
  • ALLIOT-MARIE, l'oeil humide et le cantique mal assuré.
  • DELANOE, pour qui, décidément, PARIS vaut bien quelques messes.
  • THIBAULT, qui songe peut être a créer une section CGTdans le parc à grenouilles de Monseigneur VINGT-TROIS.
  • Ect...


Le moindre hebdomadaire publie la photo pathétique de l'ecclésiastique; si parfait que ses quelques dérapages furent toujours pardonnés d'office. L'Humanité Dimanche exhibe l'encensoir rouillé qui sommeillait à fond de cave depuis la mort de THOREZ.
Madame ROYAL, pour une fois, ne nous a gratifié d'aucune ânerie; il est vrai qu'elle visitait benoîtement l'école confessionnelle de sa petite enfance dans ces lointaines Antilles ou le tourisme, cette année, a une forte connotation électoraliste. Elle était donc enfin en phase avec le pays réel....
Le curé GROUES a toujours dérangé. Sa mort, même, si elle est une providence pour tous les politiciens en manque d'imagination, a contrarié le pauvre HULOT. Songez que la dimension universelle de la non candidature de l'écologiste de TF1 et de Rhone-Poulenc, s'est trouvée, du fait de sa concomitance avec le deuil national, reléguée en second plan. Pas bon pour l'audimat, meilleur pour VOYNET.
Jean Marie LE PEN était resté à Saint Cloud ou il est, parait-il, assez bien logé. Quelques mauvais esprits auraient pu rappeler certaines connivences autour du négationisme via feu GARAUDY.

Confirmant l'adage selon lequel "un bon curé est un curé mort", l'ex aumônier des Chantiers de Jeunesse comme du maquis du Vercors, a rassemblé tout son monde et au delà. Son message est finalement très pratique pour ceux qui nous gouvernent ou y prétendent: ce qui compte c'est de savoir témoigner compassion, charité et espérance, n'allez surtout pas croire qu'il soit opportun de mettre en place une quelconque politique de justice sociale.

Comme les premiers chrétiens aux arènes, l'Abbé PIERRE, s'il n'a pas éradiqué la misère, a dompté les crocodiles.

Santo Subito!

L-P G-G

mardi 23 janvier 2007

INVENTAIRE

Peut être vous souvenez vous de l'outrecuidance de Lionel JOSPIN réclamant, sans sourciller un droit d'inventaire sur la sombre gestion du clan MITTERRAND. L'ivresse du pouvoir le privait alors de toute décence et sa mégalomanie l'inclinait à ignorer la seule vraie question :"Qui a bien pu te faire Roi ?"
Fin janvier, nombre de petites boutiques, j'ignore si c'est la coutume ou une obligation de la loi, ferment pour inventaire.
Monsieur LEPETIT, commerçant, peut alors dans l'intimité défiscalisée de son capharnaüm, apprécier l'impact des arguments fallacieux qui poussèrent les consommateurs abusés aux ultimes limites de leurs crédits révolvings pour s'équiper de trois doudounes, quatre bottes et une étroite ceinture, seul achat opportun par ces temps de vaches amaigries.
Rue de Solférino, quartier huppé, ou la concentration d'assujettis à l'ISF est trés supérieure à la moyenne nationale (Mon GPS m'indique la rue de Solférino de PARIS et non celle de MONTCEAU les MINES), la boutique Socialiste serait bien inspirée de réaliser sans tarder l'inventaire des Bourdes d'Hiver de sa candidate emblématique, papesse du néo-libéralisme

  • Ratages répétés au Proche Orient ou un voyage hâtif pour opportunité médiatique réussit a mécontenter l'ensemble des parties en présence tout en déconcertant l'univers convenu de la diplomatie. Apparemment notre ingénue poitevine n'aurait pas retenu grand chose, hormis son compagnon et complice, de son passage dans la prestigieuse Ecole d'Administration.
  • Ratage lointain d'un voyage en Chine ou l'accueil glacé de dirigeants subalternes donne a l'acte d'allégeance envers l'une des plus terribles dictatures du monde une connotation pitoyable.
  • Ratages sémantiques fréquents , sans doute parce que l'ex madone des sondages n'est pas encore accoutumée à sa nouvelle denture récemment limée. "Bravitude" n'a pas fait florès, juste un peu sourire, et encore, dans le microcosme des linguistes.
  • Ratage diplomatique à propos du QUEBEC; il est vrai que n'importe qui ne saurait égaler De GAULLE, bien supérieur à COLUCHE dans l'exercice périlleux de la provocation.
  • Montebourde, enfin, parce que toute vérité n'est pas toujours bonne a dire , surtout en politique. Cependant il n'est pas certain que le séduisant jeune homme, n'ait pas délibérément commis la polissonnerie. La sanction imbécile, genre travail, famille, patrie, lui rend sa liberté: les rats quittent le navire.

Cependant l'inventaire ne s'arrête pas a ces éléments ostentatoires et probants des inconséquences de Madame ROYAL. Nous ignorons encore ( presque) tout des sordides tractations ourdies par le PS afin de neutraliser une candidature unique de la Gauche Radicale.

C'est pourtant là que réside le seul espoir de millions de citoyens qui en ont marre de toutes les petites affaires traitées dans les petites boutiques par les petits messieurs de l'établissement politique.

Si nous ne voulons pas voir la France qui souffre se précipiter dans les bras de l'extrême droite il est temps de lui proposer de vrais choix unitaires en termes de programmes et de personnes.

Jack LANG, hagiographe à géométrie variable, écrirait certainement cela bien mieux que moi et sans fautes d'orthographe; seulement, moi, je le pense!

LP GG.

vendredi 19 janvier 2007

ASTERIX ET MESSALINE

En l'an VII de l'ère néo libérale, presque toute la GAULE est occupée par les légions UMP et PS. Malgré quelques rivalités convenues, les prétendants à la magistrature suprême sont d'accord sur l'essentiel: maintenir la domination du capitalisme sauvage sur les populations asservies.
Toute la GAULE non! Ici et là, quelques foyers d'irréductibles résistent.
En Pyrènees-Centrales, ancienne terre des ours, un quarteron de Hippies Communistes, a l'idée saugrenue de contester l'hégémonie du système.

Privés de subventions par le méchant décurion local, pour cause d'indiscipline irrévérencieuse, ils organisent tranquillement la riposte. Même s'ils mesurent la difficulté de combattre avec des règles imposées par l'adversaire, leur détermination se nourrit chaque jour davantage de l'observation des iniquités ambiantes . D'ailleurs, le gros de la troupe, (102 Kg à ce jour), est tombé tout petit dans une espèce de potion qui rend sa force aussi incontrôlable que ses initiatives....
Ici, la toute puissance de MESSALINE se fonde sur le puissant réseau clientéliste et népotique , ourdi au dernier siècle par une poignée de notables a petits pieds, davantage soucieux du revenu de leurs prébendes que de l'intérêt des populations.
Même si le combat parait inégal, il n'est pas impossible que se confirme la surprise d'un récent mois de Mai.


Dans la froidure de son Larzac, un drôle de petit moustachu, moissonneur occasionnel et trublion d'habitude, agite ses réseaux alter mondialistes et se dit prêt à en découdre.
Dirigera-t-il ses flèches vers l'inquiétant CESARION-BRUTUS ou contre la perverse MESSALINE?
Gageons qu'il sera contraint de se battre simultanément sur les deux fronts tant l'ambiguïté des discours est affligeante.
Contrairement au gros polisson susmentionné, notre ASTERIX Auvergnat, n'est pas tombé tout petit dans la marmite .
Obtiendra t-il des druides byzantins, alchimistes de la Gauche Radicale, la potion qui nous rendra invincibles ?
Telle est la question existentielle du moment .
Faute de trancher intelligemment, nous risquons de devoir abandonner notre sort, comme le pauvre HOLLANDE, à l'égérie des bobos militants, grande prêtresse de la social médiocratie.


C'en serait alors fini pour longtemps des justes espérances de nos concitoyens.

Attention! Même si l'histoire doit se terminer par un banquet, il est hors de question d'imposer silence au barde même s'il est coutumier des fausses notes.

Leonpierrix

mardi 16 janvier 2007

LA DERIVE DE L'INCONTINENT

La mise en scène d'une comédie autour du personnage d'Adolph HITLER provoque la réaction indignée de bons esprits persuadés que la morale est une affaire bien trop grave pour en permettre la gestion par de pauvres saltimbanques.
Fussent-ils réfléchis, militants, parfois persécutés, les bouffons devraient, selon eux, garder constamment l'oeil fixé sur les limites de la décence.

Peut on rire de tout ? Distraire autour d'un sujet aussi grave, n'est il pas un outrage insupportable porté a la mémoire des millions de victimes de la folie d'un homme et de la passivité d'un peuple?
Exploiter les bizarreries et déviances d'un individu aussi mégalomaniaque et hystérique que ce Fuhrer risque peut être d'occulter la véritable dimension du conflit dont il fut l'acteur principal.
Cependant c'est bien le pantin qui nous est ainsi présenté qui a conduit le monde vers le plus sanglant des conflits. C'est cet illuminé, cacochyme, impuissant et trouillard, qu'adulèrent, pas seulement dans son pays, des millions de fanatiques et que continuent d' admirer en secret, des milliers de revanchards.

Il n'est donc pas inutile de dénoncer encore et encore, l'ensemble des facteurs, fussent-ils dérisoires et comiques, qui poussent hommes et peuples aux folies meurtrières.
Savoir qu' HITLER pissait dans sa culotte, n'est évidemment pas essentiel pour tirer les leçons de l'histoire; mais ne devrait on pas se demander, avant de risquer quelque blanc seing aux puissants qui nous dirigent, quelle est l'efficacité de leurs couches et l'équilibre de leur personnalité?
En ce sens la démarche des saltimbanques est louable qui reprend ni plus ni moins le vieil adage latin: "castigare ridendo morès". (châtier les moeurs par le ridicule)
Quel que soit la forme de nos actes ou le ton de nos discours, il est essentiel de dénoncer sans faiblesse chaque dérive politique.
Si le ridicule ne suffit pas a anéantir l'hydre du totalitarisme, il peut y contribuer.

LP GG

mardi 9 janvier 2007

SAINTS AUGUSTINS ?

Presque aussi ridicule et autant désuet que le mien, le prénom Augustin semble revenir à la mode.
Faisant la joie des rimailleurs de sous préfecture, Léon connut jadis des heures de gloire avec GAMBETTA , BLUM , ou le polémiste DAUDET.
Depuis l'évèque d'HIPPONE et la fiction du Grand Meaulnes, Augustin, prénom vieillot, permettant aussi des rimes faciles et désobligeantes, ne figurait plus guère au carnet mondain du FIGARO.
Riche en rebondissements, avide de personnalités médiatiques, l'actualité vient de faire émerger deux ainsi prénommés, désormais célèbres:
  • Augustin BONREPAUX dit le Petit Augustin, petit par la taille mais costaud dans sa circonscription, fut distingué, un soir d'élections, par un journaliste que j'entends encore s'exclamer "Mais qui connaît Augustin BONREPAUX" ? Pourtant il était alors l'un des deux seuls députés socialistes proclamés au premier tour. Ce journaliste n'avait aucune intuition puisque, devenu incontournable, notre petit homme a, durant prés de vingt ans, animé par sa virulence les shows télévisés de l'Assemblée Nationale. Atteint par la limite d'âge il va devoir céder sa place; les Ariégeois perdront un élu charismatique, tellement représentatif de l'image de la Chambre qu'elle ne se décida jamais à s'en séparer pour lui permettre de devenir Ministre. C'est bien dommage, car, promu à l'Environnement, il eut sans doute autorisé que soit génétiquement modifiée la brebis tarasconnaise afin qu'elle anéantisse ours, loups, hippies,touristes, communistes et autres cégétistes. N'étant pas sur qu'Augustin apprécie l'humour de ses concurrents je me garderai de nommer l'auteur de l'apostrophe qui devait tant le décontenancer le jour ou il présenta sa candidature à des élections sénatoriales: "BONREPAUX! Quel joli nom pour un sénateur!" Il avait raison le bougre. Tu nous amuse bien, tintin.

  • Augustin LEGRAND, dit le Grand Augustin, avait encore beaucoup de leçons à nous prodiguer. Hélas un avion l'attendait vers de grandes affaires, d'autres caméras encore plus complaisantes et lucratives. En somme, le bivouac du canal Saint-Martin ne fut pour lui qu'une salle d'attente de troisième classe. Loué soit Augustin, le plus cher possible comme diraient les marchands de sommeil, pour avoir réussi en huit jours l'extraordinaire symbiose bobos-clodos qui devrait laisser BORLOO assoiffé de justice sociale et missionné par le très haut pour résoudre le problème des sans-logis. Chacun y est allé de sa larme de crocodile et de sa farouche détermination. Rendez vous est pris après le grand cirque printanier. Après tout, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent !

Ainsi va le siècle et tourne le manège des prénoms singuliers.

Ne vous alarmez pas, je n'ai pas oublié Ségolène, mais ne ferait-elle pas piètre figure auprés des deux supers démagogues aujourd'hui évoqués?

Patientons un peu, prenant exemple sur l'un de ces clowns tristes, elle serait bien capable de se coucher devant le convoi des délocalisations.

Léon le Sceptique.

dimanche 7 janvier 2007

BEATITUDE

L'astronaute ARMSTRONG, qui n'était pas noir ce jour là, affirmait que le seul ouvrage humain visible depuis la lune était la grande muraille de Chine.
Ainsi, le Tout Puissant, que la chanson situe au plus haut des cieux, peut il a tout moment se rappeler l'existence des petits hommes.
Agrémentée d'une chasuble blanche afin d'entretenir la confusion avec le soldat hitlérien RATZINGUER, mieux connu sous le pseudonyme de BENOIT XVI, notre égérie nationale, s'est engagée dans les pas du petit père du néo libéralisme, grand timonier de l'arnaque politicienne du défunt siècle.
Vingt six ans après MITTERAND, la conquête de l'Elysée, repaire du Dieu des Français, passerait-elle encore par les recettes éculées de la démagogie médiatique?
S'essayant à la linguistique, avec un néologisme douteux (tout le monde n'est pas Alain REY ) , la dame se frotte à l'Empire du Milieu pour y porter le prêche démocrate, le message écologique hulotien, et quémander la mansuétude du pays émergent.
Même si elle ressort frigorifiée de cette brève et lointaine excursion, le retour sur investissement pourrait être significatif.
Sachez bien, Françaises-Francais, que ce petit bout de femme tient la dragée haute aux puissants de ce monde, qu'elle est en passe d'obtenir, d'un sourire angélique, la dignité pour des centaines de prisonniers politiques, qu'elle saura préserver, par son entregent, le textile français de la délocalisation ...
Croyez, si vous avez encore envie de croire, que le Tout Puissant sus nommé, n'a pas manqué de remarquer, telle Jeanne au rempart d'Orléans, cette valeureuse combattante des luttes sociales.
Après tout, n'est elle pas le produit le mieux achevé du Parti Démo-Chrétien, pseudo socialiste, dont son Tonton avait su faire une formidable machine de guerre contre la classe ouvrière au Congrés d'EPINAY, en 1971.
Se souvient-on que, lorsque le projet de traité constitutionnel faisait référence aux valeurs judéo-chrétiennes de l'Europe, cette fausse laïque applaudissait d'enthousiasme ?
Si, comme nous l'espérons, elle a su éveiller l'attention du Très-Haut, il ne manquera pas de signifier sa béatitude à l'Église de France.
Souhaitons que le service public de Poste et Télécommunication ne soit pas en dérangement ce jour là, pour cause de déréglementation....


Léon l'Apostat.
(Volontiers iconoclaste)

mardi 2 janvier 2007

PANOPLIE

Pour son petit Noël, le notable socialiste de mon canton, a reçu les oripeaux de vaillant soldat populiste de la grande armée sociale-libérale.
Une vraie panoplie de beauf:

  • petit drapeau a exhiber les soirs de finales tricolores.
  • vrai-faux père Noël, made in china, aggripé au balcon, comme un député aux suffrages du troisième âge.
  • caisse de nains de jardin, attendant sagement le grand déballage de mi-avril pour accompagner Blanche Neige dans son triomphe contre les forces occultes de la mondialisation.
Pas de nounours au pied du sapin, cela serait inconvenant en Ariège. On y a trop a se défendre des prédateurs autochtones sans aller chercher en Slovénie une cause supplémentaire au dépérissement de l'agriculture.
Une tenue de dompteur aussi, rouge et noire, symbole des luttes sociales, made in corée évidement, avec béret et bâton pour signifier au peuple que l'on ne laissera a personne la mission historique de le défendre et de le guider.
Ainsi attife, notre ex-futur Conseiller Général aura tout loisir de sauvegarder notre Patrimoine (sic) et de peaufiner son discours démagogique jusque dans les églises. Le contenu en est si peu politique qu'il ne contrevient aucunement à l'article 26 de la loi dite de séparation. D'ailleurs le curé pourrait bien se montrer complice.
N'y a-t-il pas pire danger comme de laisser divaguer dans le paysage médiatique local quelques esprits frondeurs, laïques et républicains, réfractaires à la pensée unique ?

Quelques citoyens assez naifs pour proposer de gérer les affaires publiques hors clientélisme, avec une honnète rigeur....
Si vous l'interrogez au sujet du droit opposable au logement, le petit homme pétri de certitudes (il fait aussi dans le social) répondra : "adressez vous à la SAFER; croyez mon expérience, ils ont parfois de très bons plans"!
Mais qu'il n'ait aucune crainte, on ne lui demandera rien puisque nous avons déjà tout!
L'ARIEGE, dernière république soviétique au monde, attend paisiblement de reprendre sa place dans la grande distribution des prébendes. Cette fois c'est juré, nous aurons un semblant de ministre et notre petit homme accrochera peut être un ruban au revers de sa veste élimée de malheureux candidat.
Naturellement cette histoire est purement imaginaire et mon personnage, tellement ridicule, n'est que pure fiction.
En évitant de le nommer, j'espère échapper aux tracasseries procédurières dont il est friand. Par les temps qui courent la justice noue facilement la corde du pendu....
Cependant si nous avions cru qu'il n'était rien, nous nous étions trompés.
Il est enfin quelque chose: un con glorieux, ce qui sur l'échelle ouverte de la connerie correspond à un rang des plus éminents.

Bref, comme a dit le prophète:" il ira loin ce garçon"!

LP GG

lundi 1 janvier 2007

LA CORDE ET LA BALANCE

Les juges irakiens, fantoches de Busch, n'ont guère balancé entre la présomption d'innocence, fondement du droit pénal moderne, et l'évidente et monstrueuse culpabilité du dictateur sanguinaire et honni.
La pendaison de Saddam HUSSEIN est, en toute logique, l'affirmation de la puissance des vainqueurs qui ont livré le dictateur déchu a la vindicte d'une justice dépourvue de toute légitimité, chargée d'affirmer le droit circonstanciel du plus fort.

"Plus qu'un crime, c'est une faute" ce commentaire de TALLEYRAND sur l'exécution du duc d'Enghien, s'applique parfaitement , deux cents ans après, à la sinistre mise en scène affichée sur nos écrans.

Faute politique qui ne manquera pas d'exacerber les terribles tensions qui traversent l'Islam, le Moyen Orient et l'Irak en proie à la guerre civile. En exacerbant les communautarismes cette situation ne pourra qu'amplifier le risque d'un déséquilibre géopolitique mondial.
Jusque dans nos banlieues, il se trouvera quelque imbécile pour parvenir à poser Saddam en martyr et héros.

Faute contre la conscience universelle et le droit, puisqu'au vingt et unième siècle se sont appliquées des méthodes dignes du moyen âge et de l'inquisition.


L'horreur du supplice, le déni de droit, ne sont pas vraiment condamnés par nos politiques. On attendra sans doute longtemps que Ségolène ROYAL dise que si la peine capitale doit être partout abrogée, il ne saurait y avoir aucune dérogation : l'opinion ne comprendrait pas qu'il y a là un problème de principe.
La pensée unique s'accommode fort bien des entorses aux principes.

De futurs Sadam HUSSEIN ont encore de beaux jours devant eux.

LP GG