jeudi 14 mai 2009

SAINTES BOURSES.

Terre promise du peuple errant, parc de honte pour des milliers d’enfants, avant porte d’enfer pour quelques consciences lucides, la frange proche-orientale de la Méditerranée, voit encore s’affronter les pires intégrismes.
Pas étonnant, des lors, que le soldat Ratzinger, en folle croisade contre la rationalité, y vienne jeter grains de sel sur les plaies purulentes de l’incompréhension et flaque d’huile sur les braises de l’imbécillité.
Comme d’habitude l’illustre guerrier-diplomate véhicule son message redondant et stérile : paix et fraternité.
A l’envie il bredouille la sublime parole, certitude des bien pensants, hallucination incongrue qu’il n’est de vérité que révélée à Moise sur un belvédère opportunément circoncis.
Le saint homme, lui, repartira intact, physiquement protégé par la meilleure armée du monde, intellectuellement caparaçonné dans des convictions manichéennes vouant aux gémonies les pauvres Gasparous, électrons libertaires, et promettant le Meilleur d’entre tous les opus-deistes aux infinies béatitudes célestes.
Ou l’on touche ici a l’essence même de la politique, justification éthique des conditions d’appropriation du pouvoir, par le sempiternel discours de tous les parangons de vertu, laudateurs zélés de l’ordre juste.
Benoît Treize et Trois s’amuse avec Ben Laden au jeu stupide du : « tenons nous par la barbichette ».
Hélas, pénalisé par son faciès glabre, il est difficile au Souverain Pontife de dissimuler ses hilarités. D’ailleurs ses troupes, singulièrement clairsemées, ne partagent pas toutes le même cynisme.
Aux islamistes velus la configuration pileuse est davantage favorable en terrain plus ouvert.
Le bon peuple sachant bien ce que signifie rire dans sa barbe, ce n’est pas pour autant qu’il peut continuer à se marrer.
Pas même lorsqu’on lui raconte, urbi etorki (pour nos amis basques et gastronomes), que le vaillant petit soldat d’Hitler que fut Joseph Ratzinger ne coiffa un casque a pointe que pour justifier ses bourses.
Que ne ferait on pas pour affirmer sa virilité !

Léon l’Apostat.